Plage de Léhan
La commune de
Treffiagat ou "Triagad" qui tire son nom, selon la tradition
de celui du saint fondateur de la
paroisse, "Riagad", appartient au Pays Bigouden Sud,
lui-même inclus dans la Cornouaille. Elle
s'étend sur une superficie de 809 ha, d'altitude moyenne
inférieure à 20 m au-dessus de la mer qui la
borde au sud et à l'ouest. C'est une commune à double
vocation, agricole et maritime. Ses 2400 habitants
vivent ou ont vécu en grande partie de la pêche,
de l'agriculture et de leurs activités annexes.
Basée pendant lontemps
sur une polyculture orientée vers la production de lait,
l'activité agricole de Treffiagat a perdu récemment la
quasi-totalité de son élevage laitier. Il n'y a pas encore
longtemps, le ramassage quotidien du lait par de gros
camions de la coopérative, rythmait la vie des agriculteurs.
Mais la volonté des responsables bruxellois de l'Europe
agricole de ralentir le débit du "fleuve de lait" et de
supprimer la "montagne de beurre" par l'imposition de quotas
laitiers, le vieillissement des agriculteurs locaux et leur
non-remplacementfutur, ont entraîné la cessation de ces
activités laitières.
Les nombreuses prairies naturelles
liées au climat humide et au sous-sol granitique gorgé de
sources, entourées d'un réseau de talus et fossés, sont
aujourd'hui en grande partie délaissées et retournent à la
friche.
Carrière de sable
Mais les terres chaudes réservées
à la polyculture, aux céréales et aux pommes de terre
primeur, sont encore cultivées par des entrepreneurs ou des
agriculteurs retraités ("ces grands jardiniers de la
france") qui gardent au paysage rural son aspect de
marqueterie soignée multicolore.
Bénéficiant d'un climat très
doux pendant la quasi-totalité de l'année (très peu de jours
de gel), disposant de terres meubles améliorées par
l'amendement et le goëmon d'épave qui arrive massivement à
la côte au cours des tempêtes, la bordure littorale bien
exposée au sud continue de se spécialiser dans la pomme de
terre primeur, prolongeant en quelque sorte en Pays Bigouden
la "ceinture dorée" de la Bretagne.
La partie haute de la commune
a gardé presque intacte son caractère paysager ancien. Le
remembrement et l'arrosement des talus ne l'ont pas
affectée: haies et talus plantés de saules, bocage, bosquets
où les marques de l'ouragan de 1987 sont encore visibles,
sentiers, chemins creux bordés de murs de pierres sèches
encore entretenues, ruisseaux, incitent à la promenade, aux
randonnées pédestres et aux circuits en VTT, à l'écart de la
circulation automobile, avec la chance de découvrir au
détour du chemin là un menhir, ici une chapelle ou un
calvaire, plus loin une fontaine ou un ancien lavoir.
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